Ce document correspond à une phase de test dans le développement du Dossier Electronique d'Inventaire représentant le passage à la DTD DocBook et la technique dite de "texte suivi". Plus d'informations : Malo Pichot (A.P.I.B. / S.R.I. Bretagne)
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| Version 1.8 | 07 février 2003 | M.P. |
En 1819, le conseil municipal de Cancale demande pour la première fois la construction d'une structure de débarquement à l'Administration. Plusieurs projets d'étude furent proposés à partir de 1821. Le projet définitif fut rédigé le 4 janvier 1834 par l'ingénieur des Ponts et chaussées Charles Girard de Caudemberg, chargé en 1836 des travaux du bassin à flot du port de Saint-Malo-Saint-Servan.
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L'ingénieur a décidé d'appliquer à la Houle le système des môles antiques percés redécouvert en 1817 par l'ingénieur italien Giuliano de Fazio, traduit en 1832 dans les Annales des Ponts et chaussées. Les 21 arches composant l'Épi devaient laisser passer les courants chargés d'alluvions qui ensablent toute construction des ports d'échouage. Le système d'escalier disposé de chaque côté devait répondre à la demande de structure de débarquement des marins cancalais.
Commencé en 1835, l'ouvrage est terminé à la fin de 1837. Une mauvaise étude des courants ruina les espoirs du système de môle percé. En 1860, l'Épi était déjà bien ensablé, empêchant le débarquement à certaines heures de la marée. La forme d'escalier fut ainsi prolongée au musoir qui offrait encore un tirant d'eau satisfaisant.
Si l'Épi répondait, même partiellement, à la demande de structure de débarquement, le port de la Houle était toujours dépourvu d'ouvrage de protection. A la fin des années 1870, il fut décidé de le prolonger dans ce but. Le projet définitif fut rédigé par l'ingénieur ordinaire Belley en février 1880. Il consistait en la construction d'un musoir oblique relié à la partie ancienne par une estacade de manière à offrir une aire protégée des vents d'ouest. Les travaux commencés en 1881 furent achevés en 1885.
Les ouvertures ménagées tout le long de l'Épi gênaient la tranquillité du mouillage ; on décida de les fermer vers 1890.
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L'Épi de Cancale est situé sur le port de la Houle (dit également le port de la Houle-sous-Cancale) entre le quai J.F. Kennedy et le quai Duguay-Trouin, face à la rue de l'Épi.
Il est composé de trois parties :
La première partie se présente sous la forme d'un épi (jetée construite perpendiculairement au rivage) mesurant cinquante mètres environ. Elle représente le tiers de la construction. C'est la partie la plus ancienne et la plus originale de l'ouvrage avec son système d'escalier permettant l'accès à différentes hauteurs de la marée. Elle se compose de vingt-et-une voûtes en tas-de-charge à ressauts réalisées en grande pierre de taille de schiste ;
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La seconde partie occupe le milieu de l'ouvrage. Il s'agit d'un musoir présentant le même système d'escalier que la première partie. Il a été réalisé en moyenne pierres de taille de schiste ;
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| Le système d'escalier prolongé au musoir de l'Épi en 1860 |
La troisième partie a été construite en retour d'équerre des deux premières. Elle se compose d'une jetée et d'un musoir de conception classique en pierre de taille de granite. La face est de la jetée supporte un brise clapot en béton armé.
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| Le prologement achevé en 1885 |
Si le système de môle percé fut expérimenté dans d'autres ports bretons entre 1835 (jetée d'Erquy[1]) et 1893 (môle d'Orange à Saint-Pierre-Quiberon[1]), l'épi de la Houle semble être le premier ouvrage du genre dans la région (voire en France). Il est en revanche unique pour son système d'escalier couvrant l'ensemble de la partie ancienne composée de 21 voûtes en tas-de-charge à ressauts. Tous ces éléments en font un ouvrage exceptionnel du patrimoine maritime breton, heureusement protégé depuis 1995. Il a été restauré la même année.
titre courant : Cale de l'Épi ; Épi de la Houle ; Épi de Cancale
localisation[2]
commune : Cancale
lieu : la Houle ; la Houle-sous-Cancale
adresse : quai J.F. Kennedy ; quai Duguay-Trouin ; rue de l'Épi
longueur : cinquante mètres environ[3]
protection
type de protection : inscription M.H.
date : 1995
construction[4]
dénomination : embarcadère[10]
auteur
nom : Floucaud de Fourcroy
qualification : ingénieur des Ponts-et-Chaussées[Cet élément correspond au champ AUTR dans la base Mérimée.]
date des travaux : 1860
description
dénomination : embarcadère
dénomination : jetée[12]
auteur
nom : Belley
qualification : ingénieur des Ponts-et-Chaussées[Cet élément correspond au champ AUTR dans la base Mérimée.]
projet définitif : février 1860
début des travaux : 1881
fin des travaux : 1885
description[13]
brise-clapot
matériau : béton armé
musoir
concept[8]
matériau : granite
mise en oeuvre : petite pierre de taille
remaniement
date des travaux : 1890
date des travaux : 1995