Guides d'implémentation accompagnant le schéma >> Guides métiers >> Guide Archéologie
| Date (created) : | 2004-01-07 |
| Date (modified) : | 2004-06-14 |
| Creator : | Bougouin, , Christine |
| Description : |
Ce guide est destiné à expliciter l'utilisation du schéma dans le cadre du groupe métier Archéologie. Ce métier de la DAPA a ses propres règles de fonctionnement qui induisent des particularités d'application du schéma du fait de son processus de gestion des documents et de la nature de ces derniers. Il s'agit de définir la typologie des documents, leur contenu et structure en SDAPA et de préciser les métadonnées nécessaires et les relations entre eux. |
Table des matières
Ce guide d'application particulier aux documents produits dans le contexte Archéologie précise certains points d'utilisation du schéma SDAPA. En effet ce schéma est généraliste et peut s'adapter à un très grand nombre de situations mais il convient de fixer les règles d'utilisations ou de bons usages pour des cas précis. Ce guide complète le guide général du schéma dans un contexte DAPA.
Le projet de modélisation de la DAPA fixe le contexte propre au métier Archéologie. L'objectif est de permettre l'export de données de la base Patriarche afin de faciliter les échanges et la diffusion dans le cadre de la mise en place du dossier électronique. Le schéma SDAPA représente donc un modèle de diffusion de l'information et un format d'échange commun avec d'autres organisations.
Ce guide explique comment à partir du modèle de données
Patriarche on peut obtenir des dossiers électroniques échangeables
(interopérables avec d'autres systèmes d'informations de la DAPA)
grâce au schéma SDAPA. Il s'agit de proposer une interprétation
documentaire de la structure d'une base de données relationnelles.
Evidemment, il serait possible de se contenter de faire une
correspondance entre les champs de la base Patriarche et des
éléments du schéma (notamment l'élément property qui permet d'exporter
n'importe quelle base de données). Mais cette manière de faire ne
prouverait en rien l'avantage qu'offre XML pour traiter les échanges
de données. En efffet, XML permet de conserver l'exactitude des
données d'une table et en plus la mise en contexte dans un document
rédactionnel. C'est sur ce dernier point que ce guide souhaite
insister, notamment à travers des exemples ou des modèles de
documents codés suivant les données dont l'on dispose.
Le problème d'une base de données relationnelle est qu'elle n'offre pas de vision globale d'un système d'informations et que pour profiter de toute l'information contenue il faut connaître sa structure pour pouvoir composer les bonnes requêtes. L'idéal serait donc de pouvoir disposer d'un document unique et global, pouvant événtuellement servir de base à des documents éditoriaux.
Bibliographie
Une "entité archéologique" est une unité plus fine que le "site archéologique". Elle a été adoptée pour la base de données Patriarche. Cette contribution résulte d'une réunion de travail avec la sous-direction archéologique, où a été abordée la question : est-ce qu'une entité archéologique ne se résume pas à des metadonnées? Pour faire la preuve du concept, une correspondance est proposée avec le jeu d'éléments "Dublin Core". Cette démarche peut inspirer d'autres métiers, afin qu'ils se rejoignent dans des formes standard.
- http://www.ajlsm.com/projets/sdapa/sdapa/reflexions/ea-dc.html.
Description du modèle de données utilisé dans la base Patriarche.
.Il est souhaitable que l'ensemble de l'information relative à un objet archéologique puisse être contenu dans un seul et même document, comme un article scientifique et sa bibliographie.
Néanmoins la diffusion de certaines informations doit être
restreinte ; il s'agit notamment des coordonnées Lambert ou
des références cadastrales dans le cas d'une diffusion sur
Internet. Cependant la question de la diffusabilité des
informations archéologiques ne relève pas directement de la
modélisation XML, objet de ce projet, car il est toujours possible
de "marquer" les informations dans le code XML et ainsi leur
attribuer un caractère plus ou moins diffusible grâce à une liste
d'autorité préalablement établie. Le schéma dispose des éléments
nécessaires pour gérer les restrictions d'accès à différents
niveaux. En effet, il est possible d'indiquer au niveau de chaque
élément que celui-ci bénéficie d'un traitement spécial grâce à
l'attribut audience. Plus globalement, au
niveau des métadonnées d'une section du document ou du document
lui-même, on peut préciser quels sont les droits qui s'appliquent
avec l'élément rights. (voir section sur le contrôle de
la diffusibilité des documents du guide sur le
schéma)
Après des années de gestion informatique de l'information archéologique au niveau du site, c'est-à-dire un "lieu contenant des vestiges", les archéologues ont trouvé plus juste de construire Patriarche autour de l'entité archéologique, qui est l'expression de l'entité la plus pertinente archéologiquement parlant (unité de chronologie, unité d'interprétation).
Ainsi, l'unité d'enregistrement de PATRIARCHE est l'information archéologique localisée, qui peut être :
en règle générale une entité archéologique, caractérisée par un ensemble cohérent de vestiges présentant une unité chronologique et / ou fonctionnelle sur un espace donné.
mais aussi :
un lieu contenant des vestiges indéterminés (mobilier mal caractérisé ou peu caractéristique...).
un lieu contenant peut-être des vestiges (anomalie phytologique...).
un lieu dont on sait, par des sources d'informations extra-archéologiques (archives, géomorphologie...), qu'il est susceptible de contenir des vestiges archéologiques (toponyme, zone alluviale...).
un objet ou un ensemble d'objets déplacés (collection hors contexte...).
Il existe deux types principaux d'unités documentaires archéologiques : le site, soit un lieu géographique qui peut éventuellement contenir d'autres sites ou entités archéologiques, et l'entité archéologique. Dans la suite de ce document et les documents relatifs au métier archéologie, le terme global objet archéologique sera adopté pour désigner l'unité documentaire archéologique (site ou entité archéologique ou tout autre objet d'étude qui pourrait être décrit).
La base de données Patriarche est avant tout une base de gestion. Elle contient de l'information sur toutes les opérations et lieux de fouille.
Patriarche est une application informatique qui permet de gérer les données et d’aider à la recherche. Il s'agit d'un couplage entre un système d’information géographique (SIG) et d’un SGBD Oracle. Ce système autorise la représentation sur une carte de l'emprise des entités archéologiques, opérations, protections sous la forme de point, cercle, ligne ou polygone.
La base de données comprend 5 modules différents :
le module « Entités archéologiques » permet d’enregistrer les entités archéologiques : localisation, chronologie, interprétation, structures, cadre géologique et géomorphologique , renseignements administratifs, avec géoréférencement,
le module « Opérations » : gestion des opérations archéologiques, avec géoréférencement
le module « Protections » : gestion des protections, avec géoréférencement,
le module « Sources documentaires » : enregistrement des références bibliographiques, iconographiques, graphiques,
le module « Répertoire » : agenda des personnes et des organismes en relation avec les SRA.
Un autre volet de l'activité archéologique est présenté à travers les BSR (bilan scientifique régional) qui vise à diffuser rapidement les résultats des travaux archéologiques de terrain. Il s'adresse plus particulièrement aux archéologues, aménageurs, élus et toute personne concernée par les recherches archéologiques menées dans une région. Il s'agit d'articles plus ou moins courts pouvant contenir des illustrations. Ils n'ont à priori aucun rapport direct avec les enregistrements contenus dans Patriarche bien que l'information dans les deux cas se recoupe.
Dans ce type de documents, l'enrichissement sémantique apporterait une réelle valeur ajoutée car il permettrait la constitution d'index
Le tronc commun est composé de quatre ensembles géoréférencés :
les entités archéologiques
les opérations archéologiques
les protections
les données géo-administratives
les sources documentaires
le répertoire d'adresses.
La caractéristique la plus importante est qu'il existe des liens entre les principaux modules. Ceci implique qu'il est possible de repérer toutes les informations relatives à un objet archéologique en suivant ces liens.
La structure des documents XML suivant le schéma SDAPA dépend de ce que l'on veut obtenir, une simple liste de métadonnées, correspondance des champs d'une base de données relationnelles, documents de synthèse incluant les tables liées (par exemple un portrait complet d'une entité archéologique avec ses métadonnées, les opérations et les protections qui la concernent, ses sources bibliographiques). Cette vision apporterait un plus réel par rapport à des exports de base de données ou une fiche avec des liens vers d'autres fiches. Il s'agirait d'une sorte de vision documentaire d'une base de données. Deux versions possibles pour traduire cette représentation des choses : d'une part une fiche contenant les métadonnées des objets liés ; d'autre part un article plus proche d'une vision rédactionnelle et d'un rapport généré à partir du contenu des bases de données qui pourrait servir de base pour produire des documents éditoriaux.
Les restitutions des deux approches seraient relativement proches (grâce à une feuille de style). Mais la deuxième version permet d'envisager la diffusion de modèles de documents qu'ils ne resteraient plus qu'à compléter.
Dans les parties suivantes, la structure en schéma SDAPA de chaque type d'objet archéologique (entité archéologique, opération archéologique, protection) va être détaillée.
Afin de pouvoir manipuler les documents dans de multiples environnements, un certain nombre d'informations sont nécessaires. Il s'agit par exemple de la cote dans un catalogue bibliographique. Cela revient à se poser la question de savoir quelles sont les informations essentielles pour repérer et gérer les documents dans le contexte de l'Archéologie ?
Dans ce cadre, il s'agit de l'information relative à la désignation et la localisation de l'objet archéologique, sa typologie.
Dans tous les cas, il existe deux niveaux de métadonnées :
celles relatives au document lui-même
celles relatives à l'objet archéologique. Elles servent à identifier tous les documents relatifs au même objet archéologique.
Les secondes sont communes à un ensemble de documents tandis que les premières dépendent de chaque document.
Ces métadonnées apportent de l'information sur le document lui-même et non pas sur l'objet archéologique. Elles viennent compléter celles décrites dans le guide DAPA et apportent des détails propres au contexte métier Archéologie.
Type de documents : dans le cas de l'Archéologie, l'usage du schéma envisagé est l'exportation de données issues de la base de données de gestion Patriarche. Donc les documents considérés seront pour la plupart des notices.
Relations qualifiées : références à des documents liés
Quelles sont les métadonnées relatives à un objet archéologique et communes à tous les documents qui s'y rapportent ? A première vue, elles sont peu nombreuses : identifiant, intitulé, géolocalisation et géoréférencement (exporté du SIG), type d'entité.
Identifiant unique dans un contexte : à priori généré par le système
identifier remap="fr/mcc/patriarche:EntitéArchéologique.CodeEA" scheme="patriarche">{identifiant unique pour l'objet
archéologique}</identifier>Titre : nom sous lequel est connu l'objet archéologique
Type d'objet archéologique
Description sommaire de l'objet archéologique à des fins de diffusion publique, courte présentation
description role="description">description>Termes d'indexation, descripteurs associés, interprétation
Informations de localisation : département, commune, canton, arrondissement, édifice, coordonnées géodésiques. Il est possible de décrire un site réparti sur plusieurs communes, départements, régions ou pays.
coverage>place role="commune">geoname>location>region code="n° du département" role="departement" scheme="lexique des départements">{departement}</region>location><!--2ème commune couverte-->
location>region code="n° du département" role="departement" scheme="lexique des départements">{departement}</region>location>geoname><!--Ici, on peut insérer les exports GML décrivant l'emprise fournis pas le SIG-->
place>coverage>Tout comme dans une base de données relationnelle, le schéma SDAPA permet la gestion de relations. Celles-ci sont de plusieurs sortes et peuvent se faire de différentes manières :
signifier la relation et donner les informations relatives à la ressource liée
signifier la relation et indiquer l'URI du fichier
contenant les informations par l'intermédiaire de
l'attribut uri
Les liens entre deux ressources se traduisent
principalement par l'élément relation. Cet élément présente
l'avantage d'obliger à qualifier la nature de la relation
existante entre les deux ressources (illustrate, seealso,
references, isReferencedBy, relatedTo, etc., suivant la liste
de valeurs définie).
Dans le cas d'un objet archéologique, ces liens vont pointer vers :
des illustrations : carte de situation, photographies, plan
relation role="isIllustratedBy" uri="lien vers fichier descriptif de l'illustration"><!--On peut juste pointer vers le fichier descriptif de l'image ou l'image elle-même-->
resource role="carte | photo | plan" uri="uri du fichier image">
<!--Lien vers le fichier image grâce à l'attribut uri et / ou description de l'image directement--></
resource>relation>d'autres objets archéologiques : différents liens peuvent exister entre deux objets archéologiques
contient
appartient à ; ce terme convient pour signifier que l'objet archéologique dans le cas d'une entité archéologique appartient à un site archéologique, autre objet archéologique possible.
relation role="isPartOf">resource role="site">identifier remap="fr/mcc/patriarche:EntiteArcheologique.IdentifiantSiteDRACAR" scheme="patriarche">{identifiant du site
Patriarche}</identifier>resource>relation>a été transformé en
est une transformation de
contemporain de
même site DRACAR que
voir aussi
des opérations
relation role="references">relation>des protections
relation role="references">relation>des références bibliographiques
Cette notion est très présente dans le domaine de l'Archéologie et s'exprime généralement par un point d'interrogation dans Patriarche, solution pas très "informatique". Il serait préférable de dédier une valeur à un attribut qui signifierait que le contenu de l'élément est sujet au doute. Ensuite toute la question est de savoir s'il faut utiliser un des attributs de base du schéma ou un attribut particulier archéo.
Le contenu de la base de données Patriarche n'est pas exploitable directement pour la diffusion car il s'agit de données techniques destinées aux archéologues. Aussi, l'export intelligent ou rédactionnel ne peut être qu'une première étape. Une deuxième s'imposant, il faut retravailler les données avant de les diffuser.
Le contenu de certains champs est régi par les lexiques
particuliers. Or le schéma SDAPA dispose d'un élément qui permet
de conserver cette information et donc de préciser que tel
contenu suit tel ou tel langage contrôlé. Ceci se fait grâce à
l'attribut scheme, commun à quasiment tous
les éléments.
coverage>period code="{fr/mcc/patriarche:AttributionChronologique.CodeAttribution}" remap="fr/mcc/patriarche:AttributionChronologique.LibelleAttribution" role="begin|end" scheme="thesaurus chronologie">{attribution
chronologique}</period>coverage>Il s'agira d'établir une liste d'autorité des lexiques utilisés qui fournira un identifiant univoque pour être sûr que tout le monde nomme de la même manière le même lexique.
Il est essentiel de qualifier les relations ; d'ailleurs dans Patriarche il est prévu déjà une terminologie pour qualifier les liens entre deux objets documentaires. Dans les exemples, la terminologie qui a été utilisée est celle du Dublin Core<1> ; d'une part car les relations considérées peuvent être plus larges que celles prévues dans Patriarche et d'autre part pour utiliser une liste générique pour tous les exemples. (voir usage dans section liens)
Liste des qualifiants de lien dans Patriarche :
contient
appartient à
contemporain de
a été transformé en
est une transformation de
même site DRACAR que (réservé à la reprise)
voir aussi (valeur par défaut)
<1> http://dublincore.org/documents/dcmi-terms/#isVersionOf (celle du Dublin Core)