Guides d'implémentation accompagnant le schéma >> Guide pour un usage du schéma à la DAPA
| Date (created) : | 2004-05-27 |
| Date (modified) : | 2004-06-07 |
| Creator : | Bougoüin, , Christine |
| Description (abstract) : |
Principes de base du schéma dans le contexte DAPA : il s'agit des principes qui régissent l'application du schéma dans le contexte de la DAPA. Dans ce guide, se retrouvent tous les éléments communs à tous les métiers de la DAPA dans l'usage du schéma SDAPA. Qu'est-ce qu'un dossier électronique et dans ce contexte quel est l'objet documentaire de base, i.e. celui sous lequel tous les documents qui s'y référent peuvent être regroupés ? Quelle est la structure-type d'un document suivant le schéma SDAPA ? |
Table des matières
Le schéma SDAPA a été créé dans le cadre du projet général de mise en place du dossier électronique au sein de la DAPA. Il a plutôt une vocation rédactionnelle et généraliste mais avec une facette documentaire non négligeable. Certains points sont plus particulièrement développés du point de vue sémantique.
Au début du projet, il était question de créer un schéma pour chacun des métiers de la DAPA avec des facettes transversales. Mais très vite, il est apparu qu'un seul schéma généraliste pouvait répondre à tous les besoins exprimés et ainsi mettait en avant les points communs entre les métiers, points communs qui sont donc apparus plus importants qu'à première vue.
Le dossier électronique est une notion à la fois abstraite par le concept et simple à comprendre dans le principe. Ces termes parlent à tout le monde ; le problème est que cela semble une belle idée difficile à mettre en place. D'abord qu'entend-on par dossier électronique ? Cela doit être une entité qui permette de mettre en relation des documents intervenant dans une chaîne documentaire et de les organiser. Que ces documents soient créés par une même personne ou non, qu'ils soient conservés au même endroit ou non, il doit être possible de trouver au moins une référence à chacun d'eux.
Il y a de ce fait deux schématisations possibles d'un dossier électronique :
Un schéma hiérarchique avec comme document principal les métadonnées de l'objet documentaire dont il est question en relation avec tous les sous-documents qui interviennent dans son processus d'affaires, eux-mêmes en relation avec d'autres documents, mais cette relation étant d'un autre type (voir aussi, précédent/suivant, contient/est_contenu, etc.). Cette vision est un peu utopique à mettre en place surtout dans un contexte d'éclatement de la localisation des documents et la diversité des auteurs (notamment pour les monuments historiques).
Un schéma réseautique sans réel document principal. Dans ce cas, tous les documents doivent contenir les métadonnées nécessaires pour permettre d'identifier l'objet documentaire, de manière univoque, au processus duquel il intervient. Ainsi chaque document serait accompagné de deux types de métadonnées : celles relatives à l'objet documentaire auquel il se rapporte et les siennes (celles qui le décrivent). Pour retrouver tous les documents intervenant dans la vie d'un objet documentaire, il est nécessaire d'identifier tous les documents qui ont les mêmes métadonnées de niveau "objet documentaire".
Dans le cadre de la DAPA et de ses différents métiers et d'un point de vue patrimonial, l'objet documentaire de base est ce qui fait l'objet d'une étude ou d'une protection : monument ou objet dans le cas des Monuments historiques et de l'Inventaire (objet d'étude), objet archéologique dans le cas de l'Archéologie (site ou entité archéologique), des Espaces protégés dans le cas éponyme (secteur sauvegardé, abords MH, ZPPAUP).
Dans ce contexte de dossier électronique, l'objet patrimonial se retrouve au coeur du système de documents et autour de lui "gravitent" tous les documents qui s'y rapportent.
L'utilisation du dossier électronique repose sur la définition d'une architecture schématique représentant les relations entre les différents documents du système documentaire. L'architecture proposée est fondée sur la mise en réseau des documents par un système de liens non hiérarchisés [Note : Ces liens permettent éventuellement de recréer une hiérarchie a posteriori.]. Dans ce contexte, les métadonnées relatives à l'objet d'étude se retrouvent dans tous les documents relatifs à cet objet d'étude.
Les graphiques suivants illustrent différentes architectures mais pour bien les comprendre en voici les clés :
Les dossiers électroniques sont illustrés par un dossier de type papier. Ces dossiers sont titrés pour montrer leur origine métier.
Les documents sont représentés par des icônes qui montrent bien la variabilité de leurs contenus. Lorsqu'ils sont situés à l'intérieur d'un dossier électronique, cela signifie qu'il y a un lien implicite de type « fait partie de ». Il y a aussi des documents qui ne font partie d'aucun dossier électronique.
Les carrés bleus illustrent des objets patrimoniaux. Trois propriétés leur sont attribués : un titre, un lieu et un identifiant.
Trois types de liens sont exprimés : « à propos de » pour les liens depuis les dossiers ou documents vers l'oeuvre qu'ils documentent ; « fait partie de » au sens des œuvres pour indiquer les relations entre carrés bleus ; « voir aussi » pour des liens génériques qui illustrent des relations entre documents ou dossiers.

Ce graphique exprime la réalité des dossiers électroniques actuels. Les dossiers en question sont réalisés par les différents métiers de la DAPA, et il n'y a pas de réels liens entre ces dossiers. De plus, les dossiers peuvent faire référence à une même œuvre du patrimoine, mais celle-ci sera représentée par plusieurs carrés bleus.
Ces carrés bleus n'existent pas vraiment dans les système d'information actuels, mais il est intéressant de les placer tout de suite. Sur ce graphique, nous avons mis en lumière les problèmes potentiels suivants : deux œuvres identiques mais pas le même titre ; coordonnées géographiques différentes parce que ce n'est pas exactement la même œuvre, deux carrés bleus identiques, mais sans relation pour montrer une potentielle redondance. Tout cela permet de suggérer une évolution.
Une première évolution serait de n'avoir qu'une seule occurrence complète des métadonnées relatives à un objet patrimonial et reliée à chacun des documents et dossiers électroniques qui s'y rapportent pour éviter d'avoir à les répéter entièrement dans chaque document. Seulement cela sous-entend que les métadonnées ou au moins les identifiants des objets patrimoniaux soient accessibles et qu'il n'y ait plus qu'à créer un lien entre le document et l'objet patrimonial dont il traite. Sinon chacun des documents doit comporter en plus de ses propres métadonnées celles de l'objet patrimonial auquel il se rapporte. Entre ces deux visions idéales et réalistes, une solution médiane pourrait peut-être être mise en place.

Ce graphique illustre l'intégration et le décloisonnement possibles des métiers de la DAPA pour un meilleur partage des informations. Au niveau des carrés bleus, des liens de type « fait partie de » ont été ajoutés pour illustrer la problématique de la non-unicité des œuvres par rapport aux différents métiers ainsi que les relations entre ces œuvres. Ceci donne plus de partage de documents entre dossiers électroniques et introduit le concept d'un dossier électronique qui ne provient pas de l'un ou l'autre des métiers actuels de la DAPA.
Conformément à l'architecture générale du schéma SDAPA, la
plupart des éléments peuvent être à la racine d'un document et
acceptent un bloc local de métadonnées (info).
Quelle que soit la vision schématique adoptée, les documents suivant le schéma SDAPA se présentent sous la forme suivante :
<element-racine uri="" id="ancre">
<info> <!-- Bloc de métadonnées --> </info>
<!-- Modèle de contenu de l'élément-racine -->
</element-racine>
Le bloc info contient les
métadonnées du document ou de la partie du document dans lequel il
apparaît. Les métadonnées sont constituées par une série d'éléments Dublin Core complétée de paires
property / value, d'un choix d'éléments
enfants ou du texte. Suivant l'élément racine choisi, le modèle de
contenu (soit ce que peut contenir l'élément) est
différent.
Dès lors deux types de métadonnées sont à considérer :
celles relatives au document
celles relatives à l'objet patrimonial concerné
En plus de ces métadonnées, la structure d'un document dépend de sa nature. Or dans l'environnement Inventaire, comme précisé ci-dessus, il existe une certain nombre de documents et notamment de dossiers normalisés. Il importe de déterminer de quelle manière ceux-ci peuvent être traités avec le schéma SDAPA suivant la nature des informations qu'ils contiennent. Cela revient notamment à déterminer l'élément de plus haut niveau qui va les représenter. Voici des exemples de choix de l'élément générique du schéma SDAPA en fonction du type de document traité :
pour une notice ou un enregistrement issu d'une base de
données, record
pour un ensemble de notices, set
pour un dossier : dans ce cas, on peut considérer
qu'il s'agit d'un document complexe, l'élément book paraît le
plus approprié. Il contiendra notamment une table des matières
qui pointe vers les différents documents constituant articles,
notices, bibliographie ou sous-dossiers.
pour des documents rédactionnels simples, article
pour une bibliographie, bibliography
En général, on peut considérer qu'article s'applique pour des
documents rédactionnels, book pour un ensemble de documents
ordonnés (l'agencement des documents se fait par l'intermédiaire
d'une table des matières, élément contents, et l'ordre est fixé par
celui des éléments summary) et record pour des séries de
métadonnées.
Les documents produits par les services de la DAPA sont de plusieurs types :
notices, enregistrements de base de données
illustrations
dossiers documentaires normalisés
documents éditoriaux (publications).
Ponctuation
Tout comme la casse, la ponctuation en fin d'éléments est
gérée par la restitution. C'est-à-dire que le contenu d'un
élément ne doit en principe pas se terminer par un signe de
ponctuation, à l'exception bien sûr de l'élément para. En effet, il est plus
facile d'ajouter la ponctuation nécessaire entre les éléments
que de devoir normaliser tous les cas possibles et imaginables
de ponctuation qui auraient pu être saisis.
Le schéma
SDAPA est un schéma rédactionnel, donc il dispose
d'éléments pour gérer l'enrichissement typographique; soit le
gras, l'italique, les indices et les exposants comme on peut le
faire dans un logiciel de traitement de texte. Néanmoins, comme
dans tout document XML , structuration et mise en forme sont
indépendants. Ainsi ce n'est pas parce qu'une chaîne de
caractères est balisée avec <emphasis role="bold">
qu'il apparaîtra toujours en gras à la sortie. Tout dépend du
traitement appliqué. Bien sûr, un esprit tordu peut vouloir
attribuer des traitements différents que ceux induits par la
valeur de l'attribut role.
La mise en forme d'un document XML est défini par des feuilles de style qui permettent de définir comment et sous quelle forme afficher les éléments. Il s'agit d'outils puissants et extrêment paramétrables. Et surtout, avec cette technique , il est possible d'avoir des mises en forme différentes suivant les média de sortie et même des affichages personnalisés.
Le schéma SDAPA est aussi un schéma documentaire. A ce titre, la structuration sémantique est poussée très loin et permet plusieurs niveaux. Ainsi, dans la perspective d'une exploitation documentaire, il n'est pas suffisant d'utiliser l'élément creator pour spécifier qu'il est question d'un auteur. S'agit-il d'une personne morale ou physique ? Ou alors d'une manifestation ? Si cette précision est connue et notifiée, des outils pourront l'exploiter et offrir des index de noms de personnes ou des classsifications des ressources.
persname>
</persname>un peu après le tournant du siècle. Désirant
fonder une chapellenie dans l’<geoname>
</geoname>, dépendant de l’<geoname>
</geoname>, Françoise de Beaumont lègue ses biens, dont la
Corrée, à un de ses amis avec obligation pour lui de les
vendre au profit de l’hôpital. <persname>
</persname> acquiert la Corrée le <event>
description css="display:none">description>event><resource role="archives">
publisher>organization>orgtitle value="A.D. Bouches-du-Rhône">A.D. Bouches-du-Rhône</orgtitle> ; <orgdiv value="dépôt d’Aix-en-Provence">dépôt d’Aix-en-Provence</orgdiv>orgname>organization>collection>title>proper value="Fonds de l’hôpital général Saint-Jacques">Fonds de l’hôpital général
Saint-Jacques</proper>title>collection>publisher>description role="notes">para>Acte reçu par Maître de Regina, notaire à Aix.
Le testament de Mme de Beaumont, daté du 11 janvier
1707 est conservé en 20 H / B 64</para>description>resource>.para>La notion de structuration sémantique en tant qu'élément filial découle de la structure hiérarchique des documents XML mais on peut encore aller plus loin et le schéma SDAPA en fait le pari. En effet, SDAPA est appelé à s'appliquer à des documents en grande partie rédactionnel. Or dans ce cas-là, la plupart de l'information est contenue dans des éléments de niveau bloc, du type paragraphe.
Les principaux éléments utilisables pour faire de
l'enrichissement sémantique sont ceux du groupe Name : persname, orgname, geoname, event, term, topicname, markup.
Le schéma fournit tout un ensemble d'éléments pour gérer les références. Qu'il s'agisse de référence bibliographique ou à des documents figurés, notes de bas de page, ou des liens internes ou externes, ou encore vers d'autres parties du dossier électronique (index, glossaire). (voir guide sur les relations section références)
Le schéma SDAPA est en partie basé sur le Dublin Core<1>, modèle descriptif pour les métadonnées. Ses éléments sont donc utilisés pour codées ces informations particulières qui portent non sur la ressource décrite mais sur le document qui contient cette description. (voir la section métadonnées du guide du schéma)
Les éléments Dublin Core<2> sont importants dans l'application du schéma SDAPA et donc il parait important d'éclaircir leur emploi. D'autant plus que le Dublin Core<3> étant un standard généraliste, son emploi n'est pas forcément évident pour tous les domaines. En effet, en dehors des définitions fournies par le Dublin Core pour chacun des éléments, leur application est en grande partie laissée à la libre appréciation des usagers. Aussi, dans la plupart des cas, l'usage de Dublin Core est-il accompagné d'un manuel qui définit plus précisément les règles d'utilisation, illustrées d'exemples.
Bibliographie
Dans le cadre de la rédaction des guides, un certain nombre de problèmes ont été rencontrés, ce qui explique les raisons de ce développement. Les éléments litigieux du Dublin Core sont traités dans les sous-sections suivantes.
C'est à ce niveau que s'effectue le lien entre document
et objet patrimonial décrit. En effet, l'élément
coverage<4> permet de notifier la couverture de l'objet
documentaire décrit, c'est-à-dire, dans le cas d'un document,
ce sur quoi il porte. Or dans le contexte de la DAPA, un
document se rapportera toujours à un objet patrimonial. Le
lien est réalisé par l'intermédiaire de l'attribut uri, attribut
commun dans le schéma, de coverage.
Quelle est la différence entre les éléments source<5> et relation<6> du Dublin
Core<7> ? Source n'est-il pas une relation
particulière ? D'après les définitions des éléments
fournie par le Dublin Core, cette thèse n'est pas absurde.
Toute la nuance vient de l'appréciation de la force du lien
entre la ressource décrite et la ressource secondaire.
Element Name: Source Label: Source Definition: A Reference to a resource from which the present resource is derived. Comment: The present resource may be derived from the Source resource in whole or in part. Recommended best practice is to identify the referenced resource by means of a string or number conforming to a formal identification system.Element Name: Relation Label: Relation Definition: A reference to a related resource. Comment: Recommended best practice is to identify the referenced resource by means of a string or number conforming to a formal identification system.Dublin Core Metadata Element Set, Version 1.1: Reference Description.
En fait, l'élément source
offre la possibilité de donner les métadonnées d'une autre
ressource que celle décrite, avec pour seule contrainte que
les deux ressources soient liées par un lien de type
dérivation, ce qui implique un lien fort. Mais du coup, quelle
est la différence avec une relation
du type isPartOf / hasPart ou isBasedOn /
isBasesFor ?
Une solution consisterait à boycotter l'élément source au bénéfice de
relation. Ou au
contraire de valoriser l'usage de source pour mettre en valeur une
ressource secondaire dont on souhaiterait que les métadonnées
soient associées à celles de la ressource décrite. Ainsi,
source serait
l'élément utilisé pour préciser des métadonnées tandis que
relation serait
utilisé uniquement pour indiquer l'existence d'un lien entre
deux ressources, lien que l'on peut qualifier, sorte de voir
aussi. L'intérêt d'utiliser l'élément source est de pouvoir retrouver avec la
ressource décrite aussi celles de la ressource "parent". Par
exemple, il est intéressant de retrouver la description d'un
périodique avec celle d'un article, d'un livre avec un de ses
chapitres. Dans l'absolu, il faudrait utiliser conjointement
les deux éléments source
et relation, l'un
pour les métadonnées et l'autre pour spécifier le lien. Et
dans le doute, privilégier l'emploi de relation.
Dans les guides d'usage des éléments Dublin Core, les
principaux usages recommandés pour l'élément source sont l'indication
du document original numérisé ou alors le fait que les
métadonnées notifiées apportent un plus lors d'une
recherche.
En conclusion, chaque environnement d'utilisation doit définir ses propres règles en essayant néanmoins de respecter les conventions internationales pour favoriser l'interropérabilité.
L'élément
relation<8>
permet de créer un lien ou de notifier un lien existant entre
deux ressources. Un objet et son contenant, une oeuvre et sa
copie... Dans le schéma, il est obligatoire de qualifier une
relation, c'est-à-dire de préciser la nature de la relation
existant. Cette contrainte est indispensable dans un contexte
de gestion électronique de documents qui découle de
l'utilisation d'un schéma pour l'édition et l'échange de
documents. En effet les relations sont un élément essentiel.
Or ce point n'est pas toujours suffisamment pris en compte et
du coup ne permet pas facilement tout ce qu'il devrait. Le
seul fait de dire qu'il existe une relation entre deux
documents ne suffit pas. De quelle relation s'agit-il ?
Connaître la nature de la relation permet d'appliquer le
traitement adéquat. Image du terme relation dans le contexte
des individus : "c'est une de mes relations" est une
expression bien vague. Ne serait-il pas plus efficace de dire
"c'est un de mes oncles ou l'un de mes collègues de travail,
mon patron, un ami"; cette précision traduit plus précisément
la nature et le dégré de relation. Car toutes les relations ne
sont pas à mettre sur un même plan.
Or si l'on s'en tient au Dublin Core simple, on peut juste dire qu'il existe une relation entre deux ressources mais aucune indication sur la nature de ce lien. Le Dublin Core qualifié vient ajouter une couche en caractérisant la relation. Néanmoins, il appartiendra au métier d'établir sa propre liste de qualifiants, le schéma n'en contenant pas (voir la section sur les listes d'autorité du guide du schéma)
Ces métadonnées apportent de l'information sur un document et non pas sur l'objet patrimonial auquel il se rapporte. Il s'agit notamment d'informations de gestion (date de création, auteur, type de document, droits, lien avec d'autres documents comme des voir aussi). Une grande partie de ces métadonnées pourra être générée automatiquement à partir du logiciel d'édition ou de génération des documents XML.
Avec le schéma SDAPA, les métadonnées d'un document
sont contenues dans l'élément info, premier sous-élément de
l'élément racine. Cet élément est disponible pour un certain
nombre d'éléments du schéma SDAPA, il permet d'apporter des
précisions de gestion ou d'indexation. Les métadonnées
générales du document font l'objet du premier bloc info.Celui-ci
est constitué d'une série d'éléments Dublin Core et
éventuellement d'autres propriétés property. Les
éléments Dublin Core<9> sont facultatifs et répétables à
l'infini, tout comme dans la norme Dublin
Core<10>.
Type de documents : selon le métier considéré, la typologie sera différente.
Information relative à la rédaction du document : nom du rédacteur, date
Lien avec l'objet patrimonial : le lien avec
l'objet patrimonial se fait par l'intermédiaire de
l'attribut uri qui pointe vers le
fichier contenant les métadonnées spécifiques de l'objet
d'étude car un document est bien à propos d'un objet
patrimonial. Ceci permet de lier un document à l'objet
patrimonial auquel il se rapporte.
Droits
Relations : renvoi à d'autres documents reliés (suivant ou précédent dans le système documentaire), autres versions, partie de, demande, réponse.
relation role="nature_de_la_relation">resource role="nature_ressource_liée">
<!--Métadonnées de la ressource liée, au moins un titre ou un identifiant--></
resource>relation>Etat du document : en cours, final, brouillon
Dans ce document, seules les métadonnées générales d'un objet patrimonial vont être présentées, celles-ci peuvent varier suivant la nature de l'objet patrimonial considéré. Ainsi cette section pourra se retrouver dans les guides métiers avec quelques variantes ou précisions.
Quelles sont les métadonnées relatives à un objet patrimonial et communes à tous les documents qui s'y rapportent ?
Informations d'identification : un identifiant et un titre courant (clé d'identification pour l'humain, dans une liste de résultats par exemple).
Auteur de l'oeuvre
family value="{nom de l'auteur}">{nom de l'auteur}</family>, <given value="{prénom de l'auteur}">{prénom de l'auteur}</given>creator>Informations de localisation : département, commune, canton, arrondissement, édifice, coordonnées géodésiques
coverage>place>geoname>location>region code="n° du département" role="departement" scheme="lexique des départements">{departement}</region>addrline>{ligne d'adresse permettant de
localiser encore plus précisément l'objet
d'étude}</addrline>location>georef><!--Ci-dessous, on peut insérer les coordonnées géodésiques de l'objet exprimé grâce à des éléments GML, ceux-ci peuvent être exportés à partir d'un SIG.-->
georef>geoname>place>coverage>Nature de l'objet patrimonial
Etat de conservation de l'objet patrimonial, notion de protection
Termes d'indexation et descripteurs associés
Description de l'objet patrimonial
description role="description">description>Relation avec d'autres objets patrimoniaux
<!--La relation doit être qualifiée soit à l'aide des termes qualificatifs fournis par le Dublin Core, soit à l'aide d'une liste propre à l'Inventaire.-->
Le schéma comprend un certain nombre d'attributs dont quelques-uns sont particulièrement importants dans le cadre de la DAPA :
role. Cet attribut permet
d'apporter une précision supplémentaire sur le contenu
de l'élément la sémantique hiérarchique apportée par des
éléments étant limitée. Il s'agit de catégoriser encore
plus un élément. Il est notamment obligatoire pour les
éléments relation, source et link.
contributor role="collaborateur" type="avec la collaboration de">contributor>relation role="hasVersion">resource role="patriarche">resource>relation>remap. Cet attribut
permet de lier un élément XML au champ d'une base de
données que ce soit pour indiquer le champ d'origine ou
le champ de destination.
identifier remap="fr/mcc/zppaup:T_table_ZPPAUP.RefZppaup">{identifiant
unique pour un espace protégé}</identifier>id / uri. Ce
couple d'attributs reprend le principe des ancres en
HTML mais élargi à tous les éléments. En effet, dans le
schéma, tous les éléments peuvent devenir des origines
ou des cibles de liens grâce à ces deux
attributs.
link uri="#section_2">section suivante</link> où le
propos traité est en relation avec celui-ci,
principe des "voir ci-dessous".para><!--Plus loin dans le document...-->
scheme. Cet attribut
permet d'indiquer le langage documentaire (thesaurus,
liste d'autorité, lexique, modèle de contenu, etc.)
contrôlant le contenu de l'élément. Ceci sous-entend que
les langages documentaires utilisés disposent d'un nom
univoque qui les identifie clairement ; autrement
dit que pour tous le lexique intitulé par exemple
"lexique structures" désigne bien la même liste de
termes.
Avec un éditeur XML correctement configuré, l'édition de documents suivant le schéma SDAPA ne sera pas très différente du travail dans un traitement de texte utilisé avec les fonctions de feuilles de style (insertion de style de texte pour gérer la mise en forme du document et générer des tables des matières).
La première des règles d'application du schéma est de structurer les documents, c'est-à-dire répartir le texte dans des éléments sémantiquement signifiants dont la structure est fixée par le schéma :
de premier niveau : book | chapter | article | section | colophon | info | record | figure | bibliography | set
de second niveau ou de niveau bloc de texte :
para | formalpara | literallayout | code | table | example | excerpt | figure | enumeration | sequence | set | glossary | calendar | procedure | faq | bibliography
Contrairement à un traitement de texte, le document n'est pas découpé en pages ; ceci est inutile dans un contexte de dossier électronique appelé à des restitutions variées (HTML, PDF, papier). La manière de concevoir les documents doit être repensée pour les répartir dans une arborescence de plusieurs fichiers afin d'éviter d'avoir des fichiers trop volumineux.
Voilà pour le traitement du texte, quant aux autres types d'informations, ils sont détaillés dans des guides particuliers :
Une des grandes interrogations de l'utilisation du schéma SDAPA est comment va-t-il prendre en compte l'existant.
Dans le cas des bases de données, pour reprendre ou exploiter leur contenu, plusieurs solutions sont possibles :
un export simple : tous les champs de la base
d'origine et leur contenu sont transférés vers les
éléments name et value de property.
un export "intelligent" qui nécessite l'intervention d'un humain au moins pour établir un tableau de correspondance entre les champs de la base et les éléments de métadonnées du schéma SDAPA. Le contenu de la base bénéficie donc de la structuration et de la sémantique offertes par le schéma.
un export rédactionnel qui fournit une vision sous la forme d'un article du contenu de la base de données. Cette méthode permet notamment la création de modèle de documents ou de documents prêts à diffuser directement ou après relecture.
en Archéologie
pour les Espaces protégés
Il est impensable de croire que tous les documents vont devoir être transformés en documents XML conformément au schéma SDAPA. Mais ces documents peuvent quand même être inséré dans un dossier électronique suivant différents niveaux de traitement :
une référence sans lien comme une référence bibliographique, toute l'information nécessaire pour trouver la ressource référencée est précisée.
resource>title>proper value="Zones de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager de Lorraine">Zones de Protection du Patrimoine
Architectural Urbain et Paysager de
Lorraine</proper>title>creator>publisher>organization>orgtitle value="Ministère de la culture et de la communication">Ministère de la culture et de la
communication</orgtitle> ; <orgdiv value="Drac de Lorraine-Conseiller pour l’Architecture">Drac de Lorraine-Conseiller pour
l’Architecture</orgdiv>orgname>organization>publisher>resource>référence avec lien. En plus, des informations utiles pour identifier le document, un lien vers celui-ci est fait ce qui permet d'accéder au document.
ajout de métadonnées. Il est aussi possible d'ajouter des métadonnées à un document numérique non XML.
resource uri="exemples/exemples-mh/pat/p.c.e/ccap.xml" xsi:schemaLocation="http://www.culture.gouv.fr/ns/dapa/1.0 ../schema/sdapa.xsd">title>proper value="Cahier des clauses administratives particulières">Cahier des clauses administratives
particulières</proper>title>creator>description>enumeration>
</enumeration>para>description>coverage uri="../meta.xml">coverage>resource>Dans le cas de documents n'existant pas en version numérique, il n'est évidemment pas possible de créer un lien vers le document. En fait, on se retrouve dans la même situation que dans un environnement tout papier. La seule manière de prendre en compte un document non numérique est une référence bibliographique qui contient toutes les informations nécessaires pour retrouver le document.
Les relations étant un point particulièrement important dans le principe du dossier électronique, elles font l'objet d'un guide particulier.
La question des relations soulève un certain nombre de problèmes :
Qui dit relation entre des fichiers, dit problématique d'URL pérenne et donc organisation rigoureuse des fichiers et dossiers.
Qu'en est-il quand les documents sont créés par différents agents (institutions, acteurs diverses)? Est-il concevable de prévoir à la livraison d'une partie d'un dossier électronique par un agent extérieur que l'on rajoute des informations (url, métadonnées) ?
Certains éléments recoupent directement de la notion de
relations. Ce sont link,
relation, source, resource, note.
De même, chaque élément disposant des attributs uri et id peut devenir cible ou origine
d'un lien.
<1> http://www.dublincore.org/ (Dublin Core)
<2> http://www.dublincore.org/documents/dces/ (éléments Dublin Core)
<3> http://www.dublincore.org/ (Dublin Core)
<4> http://www.dublincore.org/documents/dcmi-terms/#coverage (l'élément coverage)
<5> http://www.dublincore.org/documents/dcmi-terms/#source (source)
<6> http://www.dublincore.org/documents/dcmi-terms/#relation (relation)
<7> http://www.dublincore.org/ (Dublin Core)
<8> http://www.dublincore.org/documents/dcmi-terms/#relation (L'élément
relation)
<9> http://dublincore.org/documents/dcmi-terms/ (Les éléments Dublin Core)
<10> http://www.dublincore.org (norme Dublin Core)